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Daifuku mochi à la pâte d’azukis

Le 17 mars 2016

Hier avec cet article on a tenté d’en apprendre un peu plus sur les wagashi, les pâtisseries japonaises traditionnelles. On a retenu qu’elles étaient plutôt destinées au goûter, en accompagnement d’un thé, qu’au dessert en tant que clôture du repas. Elles sont généralement plutôt douceâtres, même si elles peuvent être assez sucrées par moment. Elles sont préparées à partir d’un nombre restreint d’ingrédients comme par exemple la farine de blé ou de riz, le sucre peu raffiné et l’anko (pâte d’azukis, les haricots rouges japonais). Elles sont perçues comme étant plus intéressantes que les pâtisseries occidentales sur le plan nutritionnel, et commencent donc à se répandre un peu partout dans le monde. D’autant que beaucoup d’entre elles sont entièrement sans gluten, ce qui ne peut pas faire de mal.

Malgré tout, il ne suffit pas d’arborer un profil attrayant pour rallier tous les gourmands à sa cause. Sur le papier, les wagashi sont top. Mais qu’est-ce que ça donne en vrai ? Voyons cela avec le test des daifuku mochi, ces petits gâteaux qui comptent parmi les pâtisseries japonaises les plus célèbres. Le terme « mochi » désigne une préparation réalisée à partir de riz gluant, et plus largement les gâteaux qui l’utilisent. Les daifuku mochi sont des mochi fourrés. On trouve différentes variantes, par exemple avec une farce constituée d’une fraise entière ou plus traditionnellement, une farce parfumée au thé matcha ou des boulettes d’anko. C’est cette dernière version, probablement la plus traditionnelle, qui va nous intéresser aujourd’hui.

 

Daifuku mochi-1 (Copier)

 

Enfin, je parle de traditions culinaires, mais je n’ai pas pourtant pas adopté la méthode ancestrale de préparation de daifuku mochi, j’ai pris un raccourci. Ce raccourci concerne la préparation du mochi, la pâte à base de riz gluant. Aujourd’hui pour obtenir cette pâte, tout le monde utilise de la farine de riz gluant et beaucoup optent pour la solution facile et efficace de faire chauffer le mélange au micro-ondes (comme je l’ai fait). Mais traditionnellement, on faisait d’abord cuire du riz jusqu’à ce qu’il ait une texture « gluante », puis on l’écrasait à l’aide d’un mortier pour obtenir une pâte visqueuse. Pas fun hein ? Heureusement aujourd’hui ce dur labeur s’est transformé en une préparation simplissime de moins de cinq minutes. Je sais qu’on doit perdre en goût, je sais que la texture doit être différente, mais même en me disant tout ça je n’arrive pas à me convaincre de reproduire la méthode ancestrale. D’ailleurs, je ne m’étais jamais posé la question avant mais savez-vous comment est obtenue la farine de riz gluant ? Si quelqu’un a la réponse, je suis preneuse !

 

Daifuku mochi-6 (Copier)

 

Daifuku mochi-4 (Copier)

 

En ce qui concerne l’anko, il y a deux méthodes : l’acheter toute prête (en épiceries asiatiques ou sur internet) ou la faire maison, ce qui est très simple. D’autant plus qu’on trouve maintenant des azukis dans toutes les épiceries bio correctement approvisionnées. Mais si vraiment vous n’en trouvez pas et que, vraiment, vous avez envie d’anko, vous pouvez toujours vous rabattre sur nos haricots rouges. Ensuite rien de méchant il suffit de les cuire, de les réduire en purée et de sucrer la pâte obtenue.

 

Daifuku mochi-3 (Copier)

 

Daifuku mochi-2 (Copier)

 

Au final on obtient des petites bouchées au goût assez neutre, peu sucrées, un peu gluantes mais juste ce qu’il faut. Je n’en mangerais pas tous les jours mais c’est tout de même une découverte bien agréable. Et puis quand je vois que 24 heures après il n’en reste plus dans le plat, c’est que ça a plu !

 

Daifuku mochi-5 (Copier)

 


 

Recette

 

Ingrédients – pour 6 gâteaux

 

Pour la pâte d’azukis (anko) :

150 g d’haricots azukis crus

50 g de sucre

de l’eau

 

Pour le mochi :

75 g de farine de riz gluant

40 g de sucre (j’ai pris du sucre blond)

1/2 cc de sel

100 mL d’eau

de la fécule de pomme de terre

 

La veille au soir, mettez les haricots rouges (azukis) à tremper dans un bol d’eau. Le lendemain, rincez-les puis faites-les cuire dans une grande marmite d’eau pendant environ 1h30. Si vous en avez, vous pouvez ajouter un peu de bicarbonate de soude dans l’eau, ça aide à la digestion.

Quand ils sont cuits, égouttez-les et placez les dans un petit saladier. Ecrasez-les avec une fourchette jusqu’à obtenir une consistance de pâte.

Ajoutez le sucre aux haricots puis remettez dans la casserole et faites chauffer quelques minutes à feu doux pour bien homogénéiser le tout.

Lorsque la pâte d’azukis est froide, formez six boulettes avec vos mains, puis réservez au réfrigérateur. Vous n’aurez sans doute pas besoin de toute la pâte.

Dans un bol allant au micro-onde, mélangez le sucre, le sel, la farine de riz gluant et l’eau. Faites chauffer au micro-ondes pendant environ 3 minutes à faible puissance puis sortez-le et mélangez à l’aide d’une spatule en bois. Si vous ne pouvez pas régler la puissance de votre micro-ondes, laissez chauffer moins longtemps.

Recouvrez votre plan de travail de fécule de pomme de terre et posez-y le mélange préalablement chauffé au micro-ondes. Saupoudrez un peu de fécule de pomme de terre par-dessus puis abaissez grossièrement la pâte au rouleau. Divisez-la en six morceaux égaux.

Sortez les boulettes de pâte d’azukis du réfrigérateur.

Prenez un morceau de pâte à base de farine de riz et posez-la dans le creux de votre main. Etirez-la avec vos doigts de façon à ce qu’elle soit suffisamment grande pour enrober une boulette d’azukis, et faites-le.

Posez le gâteau sur une assiette préalablement saupoudrée de fécule de pomme de terre, la jointure vers le bas. Réitérez l’opération avec les cinq boulettes restantes.

Vous pouvez les manger à température ambiante ou légèrement réchauffée au micro-ondes. Attention à ne pas surcharger le gâteau de fécule de pomme de terre au risque d’altérer le goût du gâteau.

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  1. Cooking in June

    Ça fait super longtemps que j’ai envie d’essayer les mochis qui m’intriguent enormément !
    Il faut juste que je mette la main sur la farine et j’essaye le plus vite possible!
    Ah et très belles photos by the way !

  2. Isabelle Sacquet

    Oh, j’ai bien envie d’essayer ! Où trouve-t-on la farine de riz gluant ?

    • On en trouve assez facilement dans les épiceries asiatiques ! Je pense qu’on doit pouvoir en trouver en ligne également. En revanche je n’en ai pas encore vu en bio…

  3. On adore les mochis !

  4. Très beaux sur les photos … plutôt mous pour mon premier essai … Comment faire des boules parfaites « à la japonaise » ? Les mochis sont d’abord à déguster avec les yeux, bien-sûr !

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