Choix motorisation pro
- Résistance au vent : évaluer l’exposition réelle et prévoir capteurs de vent réglés entre 40 et 60 km/h pour rétractation automatique et sécurité.
- Motorisation adaptée : favoriser moteurs tubulaires prévus pour usage intensif, filaires ou radio selon intégration, et exiger garanties et pièces de rechange rapides.
- Dimensionnement et ROI : viser couple sûr, comparer coût et gains sur cinq saisons.
Choix de la motorisation pour store banne de restaurant — guide pratique
La motorisation d’un store banne pour un établissement de restauration demande une attention particulière : le matériel doit résister à un usage intensif, offrir une sécurité maximale face au vent et être simple d’utilisation pour le personnel. Ce guide pratique détaille les critères techniques, les types de motorisation, le dimensionnement, les capteurs, la maintenance, les obligations administratives et une méthode pour estimer le retour sur investissement (ROI). Plus d’infos à ce lien
1. Évaluer l’exposition au vent et la classe de résistance
La norme EN 13561 classe les stores selon leur résistance au vent. Avant toute sélection, évaluez l’exposition réelle : rue passante, cour intérieure, bord de mer. Pour un restaurant en façade très exposée, il faut viser une classe de vent élevée et un moteur capable de reprendre rapidement la toile si un événement météo survient.
Les capteurs de vent assurent la rétraction automatique. On règle généralement le seuil entre 40 et 60 km/h selon la situation locale. Ces seuils évitent la déchirure de la toile et prolongent la durée de vie du store.
2. Types de motorisation et avantages pour les CHR
On distingue principalement :
Moteur tubulaire filaire : robustesse et couple stable, idéal pour usage intensif et intégration à une installation électrique existante.
Moteur tubulaire radio : facilite les commandes sans fil et l’intégration à des télécommandes ou box domotiques.
Moteur solaire : solution pour façades sans raccordement, attention à l’autonomie en hiver et aux performances des batteries.
Moteur filaire avec variateur : permet des positions intermédiaires et une intégration avancée avec la domotique du lieu.
Pour un restaurant, privilégiez des marques reconnues (Somfy, Nice, Becker) et demandez des moteurs prévus pour usage intensif avec garanties et pièces de rechange disponibles rapidement.
3. Dimensionnement : couple, puissance et exemple de calcul
Le dimensionnement commence par la surface projetée du store (largeur x avancée). Une règle pratique utilisée en CHR consiste à multiplier la surface par un coefficient de 5 à 10 N·m par m² pour obtenir un ordre de grandeur du couple requis. On ajustera ensuite selon la pente, la toile, le bras et la classe de vent demandée.
Exemple : store 4 m × 3 m = 12 m². Coefficient choisi 7 N·m/m² → couple théorique = 12 × 7 = 84 N·m. Pour un usage intensif et une exposition moyenne, viser 90–120 N·m peut offrir une marge de sécurité.
4. Capteurs et automatisation : sécurité et simplicité
L’automatisation réduit le travail du personnel et protège l’équipement :
- Capteur vent : rétraction automatique en cas de rafales, seuils réglables (souvent 40–60 km/h).
- Capteur pluie : fermeture automatique pour protéger la terrasse et prévenir les dommages.
- Détecteurs ou scénarios horaires : ouverture et fermeture programmées pour l’exploitation quotidienne.
Associer capteurs et commandes radio permet une gestion centralisée et une intervention rapide en cas d’alerte météo.
5. Entretien, garanties et maintenance pour le CHR
Un store de restaurant doit bénéficier d’un contrat d’entretien annuel. Les opérations courantes : contrôle mécanique, serrage des fixations, vérification électronique du moteur, lubrification et test des capteurs. Comptez 1 à 3 heures d’intervention par an selon la complexité et l’équipement solaire ou non.
Exigez des devis proposant au minimum 2 ans de garantie pièces et main d’œuvre, et une option d’intervention prioritaire 24–72 heures adaptée aux besoins CHPrévoyez la disponibilité rapide des moteurs de remplacement en cas de panne.
6. Budget et estimation du retour sur investissement
Fourchettes habituelles (installation incluse) :
- Entrée de gamme : 2 000–4 000 €
- Milieu de gamme : 4 000–8 000 €
- Haut de gamme/professionnel : 8 000 € et plus
Calculer le ROI : estimer les couverts supplémentaires permis par la terrasse, multiplier par la marge moyenne par couvert, puis comparer avec le coût total sur la durée d’amortissement (ex. 5 ans). Exemple simple : 10 couverts supplémentaires × marge moyenne 8 € × 300 jours d’activité = 24 000 € de gain annuel brut, ce qui couvre un investissement de 8 000 € en bien moins d’un an. Ajustez selon saisonnalité et taux de remplissage.
7. Devis, conformité et démarches administratives
Demandez aux installateurs un devis détaillé : dimensions, couple moteur, classe de vent, type de capteurs, garanties, délai d’intervention et conditions de maintenance. Vérifiez les règles de copropriété et les éventuelles déclarations préalables en mairie (certains PLU imposent des couleurs ou positions). Joignez photos et plans pour obtenir des devis précis.
Pour un restaurant, choisissez prioritairement un moteur tubulaire dimensionné pour usage intensif, doté de capteurs vent/pluie et d’un contrat d’entretien réactif. Privilégiez une marge de sécurité sur le couple et exigez des garanties adaptées au CHComparez plusieurs devis et demandez une simulation de ROI sur 1 à 3 saisons avant de décider.



